Pseudo-nitzschia : une micro-algue sous surveillance

Sur la lagune de Thau, le réseau de surveillance REPHY suit la présence de cellule de Pseudo-nitzschia dans l’eau en 2 points des zones d’élevage, à Marseillan (C10) et à Bouzigues (C1). Lorsque le nombre de cellules dépassent 300 000 cellules par litre, une analyse de dosage des toxines ASP est engagée sur la chair des coquillages. Depuis 2005, soit en 13 ans de surveillance exposée sur la banque de données de l’Ifremer, seuls 2 dépassements de 300 000 cellules/litre ont été observés à Marseillan et 39 à Bouzigues. Pour ces dépassements dans l’eau, les mesures dans la chair des coquillages en découlant n’ont jamais montré un dépassement de 20 mg/kg de chair. Le plus haut niveau enregistré d’ASP dans des coquillages a été de 4.5 mg/kg chair dans des moules prélevées à Bouzigues le 18 mai 2009. A Marseillan, les mesures dans les coquillages n’ont même jamais dépassé le seuil détectable de 0.1 mg/kg de chair.

Les micro-algues du genre Pseudo-nitzschia sont des Diatomées de la famille des Bacillariaceae. Les cellules sont en forme de fuseau, aux extrémités légèrement arrondies. Elles se chevauchent un peu les unes aux autres pour former des chaines rigides et mobiles parfois de plusieurs dizaines de cellules Certaines espèces de ce genre produisent de l’acide domoïque, une neurotoxine potentiellement responsable d’intoxications alimentaires (ASP pour Amnesic Shellfish Poisoning) et pouvant s’accumuler dans les coquillages filtreurs s’alimentant de ce phytoplancton. En France, la règlementation impose une norme ne dépassant pas 20 mg d’équivalent AD / kg de chair de coquillage.