Le climat de l’année 2018 serait à l’origine du phénomène sur Thau

L’Unité de Recherche MARBEC regroupant des chercheurs du CNRS, de l’IRD, de l’Université de Montpellier et de l’Ifremer est parvenue à identifier la cause de la coloration verte des eaux de la lagune. Elle est due à la présence d’un picophytoplancton du genre Picochlorum spp. Cet organisme de très petite taille a été identifié grâce à des techniques de biologie moléculaire. Picochlorum est connu pour apparaître après les fortes pluies dans les eaux côtières ou après les malaïgues en lagunes méditerranéennes. L’année 2018 a conjugué les deux phénomènes.

Très petite mais à faible valeur nutritive, elle est bien ingérée par les coquillages mais peu nourrissante, ce qui expliquerait les problèmes de croissance et de mortalité en lagune de Thau. Cette espèce a déjà été détectée sur Leucate au début des années 80’s avec les mêmes effets sur la production.

L’Etat a réuni jeudi 17 janvier les différents organismes concernés (CRCM, CRPMEM, Cépralmar, Département….). Une réunion publique s’est tenue le mercredi 23 au foyer rural à Mèze. A la demande du CRCM, des suivis spécifiques vont être mis en place par Ifremer et le Cépralmar pour réaliser un suivi environnemental de l’état phytoplanctonique de la lagune et permettre d’en savoir plus sur les conditions d’apparition de ce picoplancton et son impact sur les coquillages.

Lire aussi p. 4 : https://archimer.ifremer.fr/doc/1983/acte-6180.PDF

Et aussi https://archimer.ifremer.fr/doc/00246/35727/34235.pdf